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Un TBI, pour quels usages ?

mardi 23 février 2010, par Marc Deloménie

J’ai travaillé 4 ans en classe avec un Smart et son Notebook (version 8). Je suis passé ensuite à Promethean et ses logiciels Activ (Primary et Studio et maintenant Inspire).
Depuis que je suis Atice, j’ai aussi testé les autres logiciels (Interwrite, Ebeam, Mimio et Sankoré).

On me pose souvent la question de savoir quel est le meilleur outil ? Mais la question principale reste celle de l’utilisation que l’on veut faire de son tableau :

1 Pour pr2senter une " leçon " :

Si elle est déjà écrite, le tableau va servir à souligner les points essentiels. Il permet aussi d’aller sur d’autres pages pour illustrer avant de revenir à la continuité. On reste dans une démarche très frontale qui convient très bien à des activités de démonstration, sans recherche nécessaire. Les élèves sont alors plutôt passifs et un bon retour sera nécessaire pour fixer les choses.

Il demeure que faire des leçons d’histoire en couleur avec une iconographie riche et variée est un sacré plus ! Les outils de présentations sont primordiaux : caches, spots, rideaux... Les manipulations vont ici attirer les regards et focaliser les attentions sur les points importants.

Le TBI permet de concentrer sur le même support tous les types de documents : textes, photos, dessins, video, musique, animations, graphiques...

Quand on construit la leçon avec les élèves après une phase d’expérimentation, cela permet de garder les étapes de la construction et de nombreux retours en arrière, de s’appuyer sur les synthèses qu’on a pu faire auparavant et de montrer comment évolue le texte écrit. Le logiciel doit permettre une gestion facile des pages et des déplacements entre celles-ci. Cette étape est importante car elle rappelle à beaucoup que le texte écrit n’est pas immuable et peut toujours évoluer.

L’idéal est de garder les leçons terminées en fichier ressources (export ppt par exemple) accessibles dans la classe (et pourquoi pas à la maison quand tous sont équipés). C’est un excellent support d’apprentissage pour ceux qui ont vécu la leçon [1].

2 Les exercices :

Utiliser le scan de manuels (par exemple) évite au maître de recopier au tableau. C’est bien pour lui mais n’apporte pas grand chose aux élèves. C’est cependant le meilleur moyen de rentrer dans l’utilisation de l’outil et ce qui donne envie d’aller plus loin dans les manipulations et d’enfin se décider à construire ses propres outils.

L’utilisation raisonnée du scan, ce n’est pas la "photo" de la page qu’on projette au tableau et sur lequel on écrit, c’est la constitution d’un fond sur lequel on va manipuler des objets.

Par exemple
pour caricaturer à l’extrême, on peut scanner un exercice de Bled et remplir les trous au stylo alors qu’à partir de cette même image, on peut aller chercher des étiquettes avec les réponses pour pouvoir par la manipulation en tester la validité.

3 Les manipulations :

Construisons ! Passer du réel à sa représentation sur le tableau est ce qui apporte le plus en terme de "transmission" de l’expertise. Il ne s’agit pas de regarder la manipulation mais de manipuler soit même en vrai puis de partager son expérience ou de demander une aide au grand groupe. L’essentiel est ici que l’on ait autour du tableau non pas des téléspectateurs mais des spectaCteurs : on a un projet commun, on a tous réfléchi dessus, on observe et on écoute nos pairs pour confronter nos trouvailles et profiter de l’expérience de tous.

Un exemple : classement d’images en début CP (objectif phonologie).

Le enfants ont les vraies images en papier, au tableau, on a les mêmes. On commence par lever les ambiguïtés sur ce que représentent les images, que tout le monde parle des mêmes mots. Ensuite, les élèves classent, le maître regarde et envoie au TBI quelques élèves qui expliquent leur classement : il ne s’agit pas "d’avoir juste ou faux" mais d’avoir un classement logique, même différent de la phonologie, du moment qu’on sait ce qu’on a fait ; on rappellera juste la consigne du début. Il est étonnant de constater que, en revenant plusieurs jours après sur les classements "différents", l’immense majorité des élèves est capable d’expliquer les règles qui avaient été choisies, bien mieux que quand je faisais ça avec des grandes images en papier...

4 Mutualiser

Il est difficile de parler de mutualisation des outils alors que les logiciels des différents constructeurs ne sont pas compatibles entre eux. L’accent doit être mis sur les démarches. On sait bien qu’un fichier d’exercices tééchargé n’est que rarement utilisable directement en classe et demande à être retravaillé pour s’adapter à son nouvel environnement.

Ce qui est universel comme format dans tous les logiciels de TBI, c’est le diaporama Power Point (PPT). Tous savent importer (et parfois exporter) avec ce format.

Franchement, je ne me vois pas demander aux enseignants équipés de renoncer à utiliser les logiciels de leurs tableaux sous prétexte qu’il n’est pas gratuit et que c’est un format propriétaire.

Mon tiercé parmi ceux qui sont biens adaptés à l’école primaire :

1 ActivInspire (Promethean), pour la richesse des conceptions possibles

2 Notebook (Smart), pour sa grande simplicité

3 WorkSpace (InterWrite), pour sa version LE gratuite.

Ajout de mars 2012 : Il ne manque pas grand chose à Sankoré (libre et gratuit) pour devenir excellent. Dès qu’il sait gérer les positions relatives des objets et les transparences, je fonce !!! C’est pour la prochaine évolution !!! à surveiller !

Notes

[1L’Espace Numérique de Travail (ENT) permet cela très facilement !

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