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Le TNI arrive : comment se l’approprier ?

jeudi 26 janvier 2012, par Marc Deloménie

L’arrivée d’un Tableau Numérique Interactif dans votre classe n’est pas une mince affaire et vous craignez peut-être ne pas "savoir" vous en servir.
Avoir ses capacités entièrement tournées vers l’utilisation d’un matériel nouveau se fait au détriment des contenus de votre séance et de l’observation des élèves. Et si on rajoute à ça un logiciel lui aussi nouveau avec une logique de fonctionnement différente de vos usages, on arrive au pied d’un obstacle qui peut s’avérer rebutant voire rédhibitoire.

Alors, dans un premier temps, ne perdez pas de vue qu’un TNI est avant tout un dispositif de pointage, comme la souris ou le pavé tactile. Comme je le dis en formation, considérez-le comme une souris géante (qui a dit Mickey maousse ?).
L’utilisation des logiciels que vous connaissez sera toujours votre meilleure entrée vers le TNI. Les bonnes habitudes prises, en particulier la posture et les réflexes liés à l’environnement affiché en grand, vous pourrez entrer dans la plus grande interactivité et la meilleure intégration que constituent les logiciels dédiés à vos tableaux.

1 Les logiciels de bureautique :

Ainsi, si vous êtes habitués à utiliser votre traitement de texte, il sera très facile, à partir de la fiche que vous avez prévue pour les élèves, de montrer et travailler en direct sur le tableau.
Les commandes sont les mêmes, l’ergonomie est identique, seule la posture est différente. C’est lors de cette étape que, loin des préoccupations liées aux fonctionnement du logiciel, vous apprendrez à vous tenir face au tableau.
La manipulation de textes et d’images dans un traitement de texte a des contraintes et demande de l’anticipation, en particulier si on veut en déplacer des éléments : il faut prévoir des emplacements, en créant des lignes vides ou des tableaux.
On pensera aussi à aérer sa présentation : il ne s’agit pas ici d’optimiser le nombre de photocopies mais de présenter clairement un travail, en éliminant au maximum les artefacts distrayants et donc en ne montrant que ce dont on parle. Ne pas avoir peur d’insérer des sauts de page !
J’ajouterai que cette méthode de travail est la plus sûre pour les personnes qui passent de classe en classe (comme les remplaçants).
Un logiciel de présentation (Microsoft PowerPoint ou Office Impress) vous permettra de montrer des diaporamas attractifs et multiplier ainsi l’iconographie en histoire ou en géographie par exemple.
Peu à peu, vous pourrez vous lancer dans la création de documents hypertextes : vous oubliez le navigateur de Windows et vous ouvrez vos documents en cliquant sur des liens.

2 Annoter son écran avec le logiciel du tableau :

Une fois que vous êtes à l’aise devant votre tableau, vous pouvez utiliser les outils qui vont vous permettre d’écrire directement à la main sur votre document, le même qu’à l’étape précédente.
Si vous avez un Smart, il vous suffit de saisir un stylo. Pour ActivInspire, InterWrite ou Sankoré, il faut passer en mode "bureau".
A partir de là, imaginez qu’une feuille transparente s’est dépliée sur votre écran : tant que vous avez un crayon en main, vous écrivez par dessus votre document. Vous pouvez souligner, annoter, encadrer, utiliser les outils de rideau. Une nouvelle interactivité arrive.
Pour changer ce que vous voyez (ajouter du texte, changer de page), il faut reprendre le mode souris. Les différents logiciels ont alors des réactions très différentes : là où certains sauvegardent directement votre écran dans une page spécifique, d’autre ne sauvegardent que le contenu de la "feuille transparente" et il faut souvent aller chercher des options cachées pour vraiment tout garder. Le contenu de votre feuille transparente n’est pas synchronisé avec votre écran mais heureusement, on peut tourner les pages !
Personnellement, je n’ai utilisé ce mode de fonctionnement que pour des actions ponctuelles, au cours de la visite d’un site Internet ou d’un document issu d’un CD par exemple.
C’est cette étape qui va vous pousser vers ce qui fait l’essence même du TNI : le logiciel qui est livré avec le matériel (ou celui qu’on a téléchargé) et qui vous permet d’avoir une véritable mémoire de ce qui s’est passé dans la classe..
Enfin, si vous disposez de vos exercices en mode PDF (sur un CD ou sur le Net), n’oubliez pas d’activer les outils intéressants pour la navigation (la main et les zooms) sans oublier les outils de sélection de texte et de capture d’image.

3 Entrer dans un logiciel dédié au TNI.

Si vous avez suivi les étapes ci dessus, celle-ci vous semblera évidente. La seule variante, c’est le temps que vous passerez à la première étape, la plus rassurante au début (et la plus universelle, quel que soit le tableau utilisé).
Ce qui fait la différence, ce sont les possibilités d’interaction qui vous sont alors offertes. Enchaîner des diaporamas devient vite lassant et il est temps de passer à autre chose assez rapidement. Les logiciels combinent fortement les ressources et les documents créés et apportent une bien meilleure ergonomie.
La prise de note au tableau s’avère rapidement très efficace, beaucoup plus que sur un tableau classique : pouvoir déplacer ou redimensionner ce qui a été noté libère vraiment la pensée. On ne reste pas prisonnier d’un premier jet. On peut même faire varier les rangements produits en dupliquant la page qu’on est en train de faire et en reclassant ses items. Et on sauvegarde pour relire plus tard, démarrer la séance suivante, etc...
L’utilisation de textes sur un TNI va amener à se poser une question : une simple image de ce texte me suffira-t-elle ou aurai-je besoin de le manipuler ?
Tous les logiciels de tableau permettent la capture partielle d’un écran, parfait pour une image de texte. Mais si j’ai besoin de manipuler les mots (par exemple aller chercher les adjectifs), il faudra faire un copier/coller du texte voire le réécrire si cette opération est impossible.

4 Les ressources :

Ce ne sont pas uniquement les documents que vous sauvegardez (les "diaporama", "Notebook" ou "paperboard") mais aussi les données que vous collectez grâce au logiciel, par simple glissement vers la zone de ressources (ressources dans Activnspire, gallery dans Smart Notebook).
Ces ressources sont très faciles à créer (banque d’exercices, d’images, d’objets divers) depuis l’application elle-même. La contre-partie de cette facilité, c’est qu’elles ne sont lisibles que par le logiciel lui-même.
L’exportation est facile (on crée des ressources chez soi par exemple et on les amènent à l’école) mais pour le même logiciel.
L’échange de ces ressources est quasiment impossible entre les différents logiciels dédiés et le problème reste le même si vous voulez intégrer des travaux réalisés ainsi dans votre traitement de texte pour faire une synthèse : il vous faudra alors passer par la création de fichiers PDF et faire des captures d’image.

5 En conclusion :

Quoiqu’il en soit, ne perdez pas de vue que la pertinence d’un logiciel de tableau (et à mon avis sa performance) viendra en grande partie de sa capacité à représenter la réalité. Les manipulations seront au plus proche de ce que l’on fait en classe et bien sûr ne les remplaceront pas mais permettront de faire par exemple une synthèse des expérimentations effectuées par les groupes de travail de la classe ou un rappel rapide d’une séance antérieure.
Le cheminement de la simple projection vers une utilisation vraiment intégrée est long et dépend avant tout de votre capacité à investir du temps dans votre "entraînement" et des habiletés que vous aurez su développer dans vos usages antérieurs.
Ce temps est un investissement personnel qu’un accompagnement fort de l’institution doit absolument étayer (formation initiale et surtout continue).

4 Messages

  • Un problème de TBI Le 7 juin 2013 à 19:06, par isabelle T.

    Bonjour,
    J’ai lu vos articles très interressants sur le TBI. Je suis actuellement en C.P et j’ai un TBI dans ma classe. Je l’ai utilisé cette année de manière sporadique : un peu en phono, en lecture, en maths et en découverte du monde afin de me l’approprier. J’ai passé parfois beaucoup de temps à trouver des fonctions dans la création de documents : grouper, mettre en arrière plan, mettre des cadres, utiliser différents couches mais je pense que cela était nécessaire. En cette fin d’année, je me décide à refaire les activités TBI d’abord en phono de manière plus construite, en essayant aussi d’améliorer les mises en page. J’ai donc commencé ce travail en reprenant les sons de début d’année notamment les sons voyelles. Or je recontre un problème que je n’arrive pas à résoudre.
    Pour les images pas de problème en revanche lorsque c’est du texte ou des mots c’est là que ça coince. La taille de caractère change de chez moi à ma classe ou parfois j’ai le mot coupé soit le lettre finale ou la moitié du mot va en-dessous ou disparaît. Je ne comprends pas, et je ne peux pas partagé mon travail si la mise en page change car cela ne sera pas utilisable. Auriez-vous une réponse ou la solution à ce problème ?
    Merci

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    • Un problème de TBI Le 10 juin 2013 à 11:38, par Marc Deloménie

      Bonjour,

      à vérifier en priorité : les polices de caractères utilisées sont-elles présentes sur les 2 machines ? (maison et école)

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      • Merci Le 8 septembre 2013 à 10:34, par tiraboski

        Bonjour,
        Je vous remercie de m’avoir répondu. Effectivement, le problème venait de la résolution d’écran qui était différente. Je travaille avec le logiciel ebeam scrapbook pour le TBI. Je peux vous envoyer quelques activités de phonologie en C.P que j’ai crée si cela vous interesse. Je ne sais pas si vous avez ce logiciel donc si vous pourrez ouvrir le document et comment je peux joindre un document ebeam.

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        • Merci Le 8 septembre 2013 à 11:49, par Marc Deloménie

          Bonjour,

          pas de problème pour lire vos fichiers ! Si vous le désirez, je peux les intégrer dans mon site.

          à bientôt !

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